Certains textes semblent couler de source, avec des mots simples et familiers. D’autres, au contraire, multiplient les termes rares, précis ou soutenus, et donnent l’impression d’une plume plus experte. Cette différence porte un nom : la richesse lexicale. Elle peut désormais être mesurée en quelques secondes grâce à l’outil ci-dessous, conçu pour analyser n’importe quel texte français et en évaluer le niveau de vocabulaire.
Testez la richesse lexicale de votre texte
Collez un texte d’au moins 50 mots dans le champ ci-dessous pour obtenir une analyse complète : nombre de mots, nombre de mots uniques, indice de richesse lexicale en pourcentage, et niveau global attribué (courant, intermédiaire, soutenu ou littéraire).
Calculateur de richesse lexicale
Collez votre texte ci-dessous pour estimer son niveau de vocabulaire : nombre de mots, mots uniques, richesse lexicale et présence de mots plus rares.
Analyse automatique : aucun bouton n’est nécessaire. Le calcul se met à jour pendant la saisie.
Collez un texte pour lancer l’analyse.
Comment lire les résultats ?
- Nombre de mots : la longueur totale du texte analysé.
- Nombre de mots uniques : le nombre de mots différents employés, sans répétition.
- Indice de richesse lexicale : le ratio entre mots uniques et nombre total de mots, exprimé en pourcentage. Plus il est élevé, moins le texte répète les mêmes termes.
- Niveau attribué : une catégorie globale (courant, intermédiaire, soutenu, littéraire), déterminée à partir de l'indice et de la présence de mots rares repérés dans le texte.
Un texte court peut afficher un indice élevé simplement parce qu'il n'a pas eu l'occasion de répéter des mots. Pour un résultat représentatif, un texte d'au moins 100 à 150 mots est recommandé.
Qu'est-ce que la richesse lexicale ?
La richesse lexicale désigne la diversité du vocabulaire employé dans un texte ou un discours. En linguistique, cette notion est proche de ce que l'on appelle le type-token ratio (TTR), c'est-à-dire le rapport entre le nombre de mots différents (les « types ») et le nombre total de mots (les « occurrences », ou « tokens »).
Un texte riche lexicalement n'est pas nécessairement un texte compliqué : il s'agit avant tout d'un texte qui varie son vocabulaire plutôt que de recourir sans cesse aux mêmes termes. La richesse lexicale se distingue donc du niveau de langue à proprement parler, qui renvoie plutôt au registre employé (familier, courant, soutenu) indépendamment de la diversité des mots utilisés.
Ces deux notions se recoupent souvent : un texte qui puise dans un vocabulaire varié a plus de chances d'inclure des termes rares ou soutenus. C'est pourquoi la calculette combine les deux approches pour attribuer un niveau global.
Comment est calculé l'indice de richesse lexicale ?
Le calcul repose sur deux éléments complémentaires :
- Le ratio mots uniques / total de mots. Le texte est découpé en mots, la ponctuation est neutralisée, puis chaque mot différent est comptabilisé une seule fois. Le rapport entre ce nombre de mots uniques et le nombre total de mots donne l'indice de richesse lexicale, en pourcentage.
- La détection de mots rares. Le texte est comparé à une liste de référence intégrée, qui recense des mots peu fréquents dans l'usage courant. Plus un texte contient de termes présents dans cette liste, plus il est susceptible d'être classé dans un registre soutenu ou littéraire.
Cette méthode présente toutefois des limites, qu'il convient de garder à l'esprit :
- L'effet de longueur : plus un texte est long, plus il a statistiquement de chances de répéter des mots (articles, pronoms, connecteurs), ce qui fait mécaniquement baisser l'indice. Comparer deux textes de longueurs très différentes n'a donc qu'une valeur relative.
- Le périmètre de la liste de référence : aucune liste de mots rares ne peut être exhaustive. Certains termes techniques, régionaux ou très récents peuvent ne pas être détectés.
- L'absence de jugement sur le style : l'outil mesure une diversité statistique, pas une qualité littéraire. Un texte peu varié peut rester parfaitement clair et efficace.
Les 4 niveaux de vocabulaire expliqués
Courant
Le vocabulaire courant regroupe les mots les plus fréquents de la langue française, employés au quotidien à l'oral comme à l'écrit. Il privilégie la clarté et l'immédiateté de la compréhension.
Exemple : « Il a mangé rapidement avant de partir travailler. »
Intermédiaire
Ce niveau introduit des mots un peu moins fréquents, des tournures plus construites et une plus grande précision lexicale, sans pour autant recourir à un registre soutenu.
Exemple : « Il a avalé son repas en hâte avant de se rendre à son travail. »
Soutenu
Le vocabulaire soutenu privilégie des termes plus recherchés, une syntaxe plus élaborée et un souci de précision qui dépasse le simple usage courant. Il correspond souvent au registre attendu dans un cadre professionnel ou académique.
Exemple : « Il a consommé son repas avec célérité avant de se rendre à ses occupations professionnelles. »
Littéraire
Ce niveau mobilise un vocabulaire rare, des figures de style et des constructions syntaxiques complexes. Il correspond au registre que l'on retrouve dans certaines œuvres littéraires ou textes à visée esthétique marquée.
Exemple : « Il engloutit son frugal repas avec une hâte fébrile, avant de s'en aller vaquer à ses obligations. »
À noter : cette classification n'est pas un test de niveau du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Elle donne une indication sur le registre et la diversité lexicale d'un texte, mais ne constitue pas une évaluation officielle des compétences en français langue étrangère.
Comment enrichir son vocabulaire ?
Faire progresser la richesse de son vocabulaire s'inscrit dans la durée. Quelques pratiques permettent d'y parvenir progressivement :
- Lire régulièrement des textes variés : presse, essais, romans, permettent une exposition naturelle à un vocabulaire plus étendu.
- Tenir un carnet de mots : noter les termes nouveaux rencontrés en lecture, avec leur définition et un exemple d'usage.
- Reformuler ses propres phrases : essayer, pour une même idée, de trouver un synonyme plus précis ou moins répété.
- Pratiquer l'écriture active : rédiger régulièrement des textes courts favorise l'ancrage durable du vocabulaire nouvellement acquis.
- Explorer l'étymologie des mots : comprendre l'origine d'un terme aide souvent à mieux le retenir et à en saisir les nuances.
Pour aller plus loin, les rubriques Lexique et Définitions de mots du site proposent des explications détaillées sur des champs lexicaux spécifiques et sur l'origine de nombreux termes français.
Questions fréquentes
Combien de mots faut-il pour obtenir un résultat fiable ? Un minimum de 50 mots est requis pour lancer l'analyse, mais un texte de 100 à 150 mots ou plus donne un résultat plus représentatif, car il limite l'effet de longueur sur l'indice calculé.
La richesse lexicale mesure-t-elle le niveau de français selon le CECRL ? Non. L'outil évalue la diversité et le registre du vocabulaire employé dans un texte donné, mais il ne remplace pas un test de niveau officiel comme le DELF ou le DCL, qui évaluent un ensemble plus large de compétences linguistiques.
Pourquoi deux textes de même longueur peuvent-ils obtenir des indices différents ? Parce que l'indice dépend directement du nombre de mots différents employés. Un texte qui varie davantage son vocabulaire, ou qui évite les répétitions, obtient un indice plus élevé, même à longueur égale.
Cet outil est-il adapté à l'analyse de textes professionnels ou académiques ? Il peut donner une première indication utile, notamment pour repérer des répétitions excessives ou un vocabulaire trop limité. Pour une évaluation approfondie d'un document professionnel ou académique, une relecture humaine reste recommandée.